Une campagne est à la fois un
moment éprouvant puisque dense, mais aussi un moment heureux. C’est au-delà de
la fatigue des déplacements, et des nuits à refaire le monde, le plaisir des
rencontres. Une campagne ça sert à ça, à ce que les tablers vous connaissent et
puissent choisir non sur des « on dit », non sur des consignes de
vote (dont je n’aime pas le principe), mais qu’ils aient la liberté de se faire
leur propre opinion. Or il est bien difficile de choisir lorsqu’on ne connaît
pas les candidats. Si j’ai eu le plaisir de visiter plusieurs tables et région
depuis que je suis tabler, ces derniers mois, j’en ai profité pour descendre à
Nice, voire les tablers du soleil (pour leur AG) ; aller en terre de
Champagne à l’AG de la 12ème région ; revoir la 1ère (celle que j'ai eu la chance de "présider") et la 13ème (sa belle voisine); passer à l'AG de la 16ème à Auxerre; saluer la 14ème,
la région de cœur de ma femme (bergeracoise) et prendre le temps de préparer la
passation de la trésorerie avec son président (c’est l’unique mais néanmoins
valeureux candidat) ; faire le démonstrateur (en famille) pour
l’anniversaire de Colmar
et un petit détour par la route des vins d’Alsace ; et surtout ne pas
manquer un évènement important de notre association, une remise de charte,
celle d’Annemasse. Elle fut pour moi l’occasion de revoir une autre génération
de tabler, celle qui nous a précédé et dont certains visages ont marqué ma
jeunesse.
Je n’ai sans aucun doute pas vu
tous les tablers, je n’ai même pas pu voir toutes les régions. Même si j’ai eu
plaisir à multiplier les kilomètres, je n’ai pas voulu oublier le principal, ma
famille. Ces derniers jours leur sont donc consacrés, car s’ils aiment suivre
mes pérégrinations, ce n’est pas toujours facile d’organiser 2000 km en 48h
avec 4 enfants de 2 à 7 ans.
J’ai donc voulu faire plus, faire
quelque chose qui soit à la fois le signe d’un engagement, une prise de risque,
tout en montrant que cet engagement rime aussi avec enthousiasme et humour. Et
c’est aidé des tablers de Dieppe 142 et en particulier d’Antoine Poitvin qui en
fut le directeur artistique et le réalisateur, que nous avons réalisé cette
vidéo, décalée (au sens propre de ma voix comme au sens figuré) mais dont les
paroles expriment de manière juste le sens de mon investissement à la table et
de ma candidature à la VPN. Si j’arrive à vous arracher un sourire, le pari
sera gagné. Ce sourire c’est ce qui nous fait avancer, celui des enfants des
voiles, celui des enfants de Madagascar…


